D’un bout à l’autre du processus de conception et de validation, à la mise en exploitation en passant par l’assemblage sur le site de maintenance de Tanger, le matériel roulant fait l’objet d’une série de vérifications et d’essais.

Les différents tests s’opèrent, dans un premier temps, sur les lignes classiques du réseau ONCF, avant de passer sur la ligne à grande vitesse et la phase exploitation. L’objectif est évidemment de veiller au respect des spécifications opérationnelles du matériel et de l’infrastructure en conditions réelles d’exploitation.

C’est en janvier 2016 que les essais dynamiques ont démarré, six mois après la réception du premier train à grande vitesse et les premiers essais de type statique. Pour mener ces séries de test dans les meilleures conditions possibles, le train à grande vitesse a été équipé d’un laboratoire à bord. Ce dispositif est constitué d’outils et divers instruments de mesure et de contrôle. Les essais dynamiques se sont déroulés sur plusieurs mois sur les lignes classiques du réseau ferroviaire de l’axe Tanger-Casablanca.

 

Pour assurer le bon déroulement de ces tests, un dispositif organisationnel d’exception a été déployé par l’ONCF. Ce Schéma a nécessité la mobilisation de plusieurs intervenants techniques du projet ainsi que des autorités civiles.

Ensuite, après les essais concluants sur la ligne classique pour vérifier et valider le comportement des nouvelles rames à grande vitesse sur les rails conventionnels et après avoir franchi avec succès les phases d’essais des infrastructures des 40 premiers km de LGV sans circulation, une nouvelle étape importante a commencé.

Février 2017 a connu le démarrage des essais dynamiques et des premières circulations des trains sur la ligne à grande vitesse. Cette fois, il faut mener tous les tests permettant de vérifier la compatibilité de tous les composants du système de la grande vitesse pour une circulation à 320 km/h : la rame à grande vitesse circulant sur une voie équipée de sa caténaire, de son système de signalisation et de télécommunications ainsi que de son système d’alimentation électrique. L’ensemble de cette première zone d’essais a été préalablement mis sous tension avec un courant alternatif de 25 000 V, une première pour le réseau ferré marocain.

Ces essais dynamiques sont réalisés par étapes. Chacune d’elles est importante afin de s’assurer minutieusement et progressivement de la performance globale.

Dans un premier temps, sur un linéaire de 40 kms à partir de Kénitra, les trains circuleront progressivement jusqu’à une vitesse maximale de 160 Km/h. Ensuite les montées en vitesse auront lieu progressivement par paliers, courant du deuxième semestre 2017, pour atteindre 320 Km/h sur une centaine de kms.

Dans un dernier temps, les essais couvriront tout le tracé y compris les raccordements au niveau des gares de Tanger et de Kénitra afin d’homologuer l’infrastructure et le matériel roulant sur l’ensemble de la LGV. L’objectif est de tout finaliser pour mettre en service la ligne à l’été 2018.

LGV Tanger–Casablanca "Au cœur d’un projet titanesque"

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LGV Tanger–Casablanca
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